|
Accueil
Jeux
de
Rôle
Ciné-DVD
Télé
Bouquins
& BD
Contact
Forum

|
Séries
en coffret
De
biens jolis coffrets sont sortis pour la fin de l'année,
permettant de revoir dans les meilleures conditions quelques
séries cultes. Comme on avait pas très envie de chroniquer les
coffrets Buffy, on en a choisi 4 autres :
Le
Prisonnier, intégrale en DVD :
Est-il
possible de ne pas connaître le n°6, alias Patrick Mac Goohan,
prisonnier d'un étrange village où l'on s'emploie par tous les
moyens à lui faire dire pourquoi il a démissionné ? Grâce à
ce coffret, on peut retrouver l'intégralité des 17 épisodes de
la série (en 6 DVD !), ainsi qu'un montage alternatif du second
épisode "Les cloches de Big Ben" et de nombreux
suppléments particulièrement intéressants.
Le
Prisonnier reste l'oeuvre à part entière de Mac Goohan :
acteur, scénariste, producteur et parfois réalisateur.
Véritablement visionnaire, la série déploie des scripts d'une
rare intelligence et d'une acuité encore aujourd'hui entière. On
y parle de magouille politique, de réseau de communication, de
globalisation, d'omniprésence des médias ou même de réalité
virtuelle... et nous sommes en 1967. La série se clôt sur un
épisode mythique, véritable allégorie poétique (ce qui à
l'époque entraîna un tollé des téléspectateurs, qui
s'attendait à une conclusion bondienne pour cette histoire
d'espionnage).
Le
coffret rend donc hommage à cette série qui a véritablement
imposé la télévision comme vecteur artistique avec un pressage
sans faille et une image très bien restaurée.
X
Files, saison 1 en DVD
Après
7 saisons et une huitième en cours, on avait presque oublié que
la première saison des X Files, la série de Chris Carter, était
très novatrice. Ce coffret vient à point nommé pour le rappeler.
Rarement on aura vu, en effet, une série dotée d'une écriture
et d'une réalisation à ce point cinématographique. La musique
de Mark Snow ou le travail sur les éclairages, concourent à la
création d'une ambiance bien particulière, très léchée, loin
des standards télévisuels.
A
ceci s'ajoute, au moins pour cette première saison, des scripts
ingénieux, qui ne sont pas encore étouffés par les éternels
rebondissements de la conspiration mondiale comme par la suite. Si
on relève 2 épisodes réellement médiocres ("le diable du
new jersey" et "un fantôme dans l'ordinateur"), le
reste de la saison (soit 22 épisodes quand même) est d'un très
bon niveau, avec plusieurs opus excellents (la saga Tooms par
exemple).
Les
Soprano, saison 1 en DVD
Aah,
les joies de la vie en famille. Pour Tony Soprano, elles sont
même doubles : d'un côté sa femme et ses enfants qui lui posent
pas mal de soucis, de l'autre ses copains mafieux ! On a beaucoup
assimilé cette excellente série à "Analyse this"
(Mafia blues en VF), comédie balourde avec De Niro, pour la seule
raison que comme le personnage incarné par De Niro, Tony Soprano
se confie à un psy (excellente Lorraine Bracco). Mais la
comparaison s'arrête heureusement là. Bien plus noire et
intelligente, cette série est à des lieux au dessus que la
comédie d'Harold Ramis.
Bénéficiant
d'une écriture racée, les Soprano marie les genres avec un
bonheur étonnant : série policière bien troussée, elle
déploie un humour très noir et se double d'une analyse de moeurs
imparable. Chaque épisode surprend par son inventivité. Et on
peut y rajouter une très bonne distribution, emmenée par un
James Gandolfini absolument génial : d'une violence extrême dans
son "métier" , Tony se retrouve complètement
désemparé face aux simples problèmes d'ados de sa fille... Sans
doute l'une des séries les plus novatrices des années 90, à
égalité avec Profit.
Profit,
l'intégrale en VHS
Profit,
justement... Il revient dans un coffret VHS (mais à quand les DVD
?) reprenant l'intégralité de cette trop courte série (9
épisodes seulement). On le sait, Alors que d'autres épisodes
était prévu, Profit se vit soudainement retiré de l'antenne aux
USA. Raison invoqué : trop noire et surtout totalement amorale,
la série choque l'Amérique bien pensante.
Jim
Profit est un jeune cadre (un peut trop) dynamique dévoré par
l'ambition. Nouvellement embauché chez Gracen & Gracen, il va
tout faire pour en grimper les échelons le plus vite possible. Jusqu'ici
rien que de très banal... Seulement voilà, Profit est un
authentique psychopathe, qui dort nu dans un carton, et n'hésite
pas, pour arriver à ses fins, à pratiquer le chantage,
l'extorsion, le harcèlement moral ou même l'assassinat. D'une
intelligence diabolique, dénué de tous scrupules, il tisse une
toile machiavélique ou s'engluent ses adversaires...
Sous
ses dehors un peu chicos, Profit est sans doute l'une des séries
les plus noires et glauques qui soient. Le pari, risqué, est
entièrement gagné : malgré qu'il fasse froid dans le dos, on
vibre pour Profit, on a peur pour lui et on exulte quand il
écrase les pauvres gens qui croisent sa route. Adrian Pasdar est
un Profit parfait, incisif, carnassier et séduisant à la fois.
Une série à redécouvrir d'urgence...
|

Patrick
Mc Goohan, à tout jamais le n°6

Mulder
et Scully

James
Gandolfini, alias Tony Soprano

Adrian
Pasdar EST Jim Profit
|