|
Accueil
Jeux
de
Rôle
Ciné-DVD
Télé
Bouquins
& BD
Contact
Forum

|
Titan
A.E
Don
Bluth a assez tôt claqué la porte des studios Disney pour aller
fonder sa propre structure avec l’animateur Gary Goldman. Si ils
remportent plusieurs succès (Brisby, Fievel, Le Petit Dinosaure
ou Anastasia) ce n’est pourtant pas en révolutionnant les préceptes
de la maison mère : beaucoup de gentillesse un peu
sirupeuse, des chansons, des bestioles marrantes et une mise en scène
consensuelle.
Le
projet Titan AE, volontairement décrit comme s’adressant à un
public plus âgé que leurs précédentes réalisations, avaient
donc de quoi sembler intéressant. Le concept restera visiblement
lettre morte, puisque le film se paie un bide anthologique
(n’engrangeant que 23 millions de dollars pour un coût de 75
millions). Effet immédiat : la branche animation de la Fox
ferme ses portes.
Pourtant,
cet échec commercial retentissant n’est sans doute pas
directement imputable à la qualité même du film, dont le
visionnage s’avère fort agréable...
En
3028, la Terre est attaquée par les étranges Drejs (dont on ne
saura rien d’autre par ailleurs, si ce n'est qu'ils sont
vraiment très très méchants). Sans pitié, les extraterrestres
font exploser la planète bleue. Durant la fuite des humains, le
jeune Cale est séparé de son père, un scientifique qui a conçu
le Titan, un vaisseau capable d’assurer la survie de l’humanité.
Quinze ans plus tard, les humains ne sont que des vagabonds de
l’espace, sans attaches, une race condamnée. Mais Cale détient
peut être le secret qui permettrait de retrouver le Titan, caché
dans un système solaire lointain par son père.
Visuellement,
le film est une grande réussite : des personnages en
animation classique se marient avec bonheur aux somptueux décors
3D. Si l’osmose n’est pas parfaite dans toutes les scènes,
certaines d’entre elles (comme la poursuite dans le labyrinthe
de glace) sont de toute beauté.
Le
scénario, quand à lui, ne prend guère de risque et pioche un
peu partout. Le résultat est un mélange plutôt conventionnel,
avec un aspect SF rétro finalement pas si désagréable (on est
loin de l’avant garde thématique de certaines œuvres
japonaises). Accumulant les rebondissement, le film joue résolument
la carte de l’action en empilant les scènes d’action dès
qu’un trou se fait sentir dans la trame. Plaisant, mais parfois
un peu répétitif, à l’image de la B.O qui fait dans le rock
FM lourdingue histoire de dynamiser encore le récit. Malgré
tout, grâce à notamment à de très belles idées visuelles, le
plaisir reste à peu près constant jusqu’à la conclusion de ce
joli space opéra.
Bonne
note de plus : s’il ne verse pas dans la violence ou
l’anticonformisme comme on se plaisait à l’imaginer, le film
éviter au moins l’habituelle mièvrerie couleur guimauve des
productions de type Disney, et ne force pas trop la dose côté
lacrymal. C’est plutôt une bonne surprise.
Manu

|
Un film de Don Bluth et Gary Goldman
Avec les voix de Matt Damon, Bill Pullman, Drew Barrymore
Durée : 1h31

Le
DVD Une
image et un son de toute beauté sur un DVD présenté dans un
très joli coffret. Du bel ouvrage de la part de la Fox, qui
espère sans doute boucher un peu le trou financier par le film
grâce aux ventes vidéo. Un
makin of très sympathique orne le DVD, accompagné par ' scènes
coupées, un clip et une galerie de croquis. Intéressant, mais
pas démentiel.
|