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Planète
Rouge
C'est
le futur, et comme d'habitude, la Terre se meurt lentement,
victime de la pollution et de la folie des hommes (c'est dire si
ça déconne pas, Red Planet). Des sondes sont envoyées sur Mars
pour y répandre des algues génératrices d'oxygène, dans le but
de préparer la colonisation de la planète rouge. Mais lorsque
ces algues semblent disparaître sans explication, on décide
d'envoyer la Mission Mars One pour savoir ce qui se passe. Après
un voyage de 6 mois, le vaisseau est pris dans une éruption
solaire et l'équipage est obligé de le quitter pour atterrir en
catastrophe sur le sol martien… Seul reste à bord le commandant
Bowman (Carrie Ann Moss), qui tente de sauver l'astronef. Echoués
sur Mars, les survivants menés par un Val Kilmer endormi, n'ont
aucun moyen de quitter la planète...
Dans
la course (des grands studios) vers Mars, Red Planet a fait
second, juste derrière le blockbuster déplorable Mission to
Mars. La comparaison était donc inévitable. Autant le dire tout
de suite, l'outsider ne fait pas beaucoup mieux que le pensum new
age de Brian de Palma. Pourtant, ce Planète Rouge nous apparaît
quand même diablement plus sympathique : il s'avère surtout
nettement moins prétentieux que son prédécesseur bouffi. Le
film évite de nous la jouer Révélations fracassantes et Explication
de l'univers pour nous servir une intrigue de série B aux
multiples rebondissements. Mais pas de bol, les sus-dits
rebondissements étant téléphonés et assénés sans
imagination, Red Planet se ramasse quand même assez lourdement,
surtout quand que ses protagonistes ouvrent la bouche pour
débiter des dialogues d'une platitude époustouflante.
D'emblée,
le film rate son entrée en matière en choisissant le coup de la
voix off qui nous présente l'enjeu et les membres de la mission.
Ringard. Juste derrière, on assiste à quelques scènes de la vie
de l'équipage tellement insupportables qu'on a soudain quelques
doutes sur notre capacité à tenir jusqu'au bout du film.
Heureusement, par la suite, le récit se dynamise un peu pour nous
offrir quelques belles scènes trépidantes.
C'est
d'ailleurs là le meilleur du film. La lutte de Carrie Ann-Moss
dans son astronef transformé en épave, l'atterrissage violent
des rescapés sur Mars ou même l'attaque d'un robot d'exploration
devenu barge sont autant de bons moments soutenus par des jolis
effets visuels. Les scènes sur Mars sont servies par une très
belle photographies et offrent de superbes perspectives des
canyons martiens. On ne peut guère en dire autant des décors du
vaisseau Mars One. A la rigueur scientifique, le réalisateur
préfère les jolis intérieurs avec des loupiotes fluo et les
gadgets sympas qui n'évitent parfois que de justesse l'estampille
Z.
Là
où le bât blesse c'est que la sauce ne prend jamais entre ces
quelques scènes excitantes. Le script, ultra bateau, prend l'eau
de toute part, et les personnages tombent dans les stéréotypes
et les clichés les plus désespérants. Le film sous emploie
ainsi ses acteurs de manière dramatique. Face à un Val Kilmer
transparent, Carrie Ann Moss tire plutôt bien son épingle du jeu
mais reste malheureusement sous exploitée. Quand aux rôles de
Terence Stamp et Tom Sizemore, ils sont carrément sacrifiés !
Bien dommage.
Là
dessus, le script enfonce le clou en faisant déblatérer des
lieux communs philosophiques digne du Café du Commerce aux
personnages. Dieu existe il, la science a t'elle réponse à tout,
le destin est il immuable, pourquoi je continue à regarder ce
film, sont autant de questions qui resteront sans réponse malgré
les efforts méritoires d'un scénariste qui peine à camoufler
sous des dehors scientifiques un simple scénario de film
catastrophe…
Manu
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Un film de Anthony Hoffman
Avec : Val Kilmer, Carrie Ann-Moss, Tom Sizemore, Terence Stamp
Durée : 1h47
Le
DVD
Outre
la bande annonce qui joue les utilités, on nous assène 14
minutes de scènes supplémentaires. Bonne
surprise, elles ne concernent pratiquement que Terence Stamp dont
elles doublent presque le temps de présence à l'écran. Mauvaise
surprise, elles sont mortellement chiantes et ne viennent
"qu'approfondir" les interrogations métaphysiques
déjà bien lourdasses des personnages. On s'en passe donc très
bien. Belle
image (notamment sur Mars et VF et VO en DD 5.1 sont de rigueur.
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