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Pitch
Black
Un
vaisseau commercial, avec 40 passagers à son bord, est frappé
par une pluie de micrométéorites. Obligée d'atterrir en
catastrophe, la pilote de l'appareil, désireuse de sauver sa peau,
pense d'abord à éjecter le compartiment des passagers, trop
lourd (autant pour l'héroïsme du personnage principal, quoi)
mais son collègue, qui ne survivra pas au crash, l'en empêche…
C’est ainsi que 10 survivants se retrouvent échoués sur une étrange
planète désertique, éclairée sans répit par 3 soleils, où
les colons humains semblent avoir disparu sans laisser de traces
et sans même faire leurs valises. Parmi les problèmes qui se
posent aux survivants, un prisonnier psychopathe, Riddick, convoyé
par un flic pas trop réglo, s'est fait la belle lors du crash).
C’est alors qu’une éclipse totale se prépare. Pour la première
fois depuis 22 ans, la nuit va tomber sur cette planète...
A
première vue, le scénario de Pitch Black, d’ailleurs sorti
l’été dernier dans l’anonymat le plus total, tient sur un
timbre poste. Des rescapés, des créatures affamées qui ne
sortent que la nuit, et pas de bol, ces pauvres types s’écrasent
sur la planète pile poil avant l’éclipse ! Malgré ce
script presque digne d’une seconde partie de soirée sur M6,
David Twohy, un habile faiseur (The Arrival, sympathique), réussit
le tour de force de trousser une série B diablement excitante et
très pêchue.
Brodant
avec maestria sur son matériel de base déficient, Twohy échappe
à (presque) tous ses pièges. D’abord par un traitement
exemplaire de l’image. Les scènes qui se déroulent à la lumière
des soleils ont quelque chose de très étrange, une vraie
impression de paysage lointain. Malin, le réalisateur s’appuie
sur une photo très surexposée, ou au contraire aux teintes dorées,
selon le soleil qui baigne la planète. Mais lorsque tombe la
nuit, le jeu entre de grands à plat noirs et quelques zones de
chiche lumière (la vie pour la poignée d’humains qui tentent
de survivre aux voraces créatures noctambules) est parfait et
extrêmement stressant. Le rythme est alors parfaitement maintenu,
soutenu par des créatures particulièrement impressionnantes, qui
restent longtemps tapie à l’abri des ténèbres complices.
Mais
ce qui place Pitch Black un cran au dessus du rang de simple série
B trépidante, c’est sa volonté de prendre à contre courant
tous les clichés inhérents au genre, et d’accumuler des tas
d’idées sur son canevas usé. Véritable héros du film,
Riddick (Vin Diesel, excellent) est un véritable animal, un pur
assassin qui ne pense qu’à sauver sa peau, quitte s’il le
faut à sacrifier ses compagnons d’infortune. Très
impressionnant, seul capable de discerner les créatures grâce à
ses yeux modifiés pour voir dans l’obscurité des cachots, il
apporte au film une présence physique très dure et carnassière.
Face à lui, les « héros » ne sont guère plus séduisants.
Entre une pilote pas très fière de sa réaction instinctive face
au danger, et un flic shooté à la morphine, qui devient vite
aussi monstrueux que son prisonnier, il n’y a pas à proprement
parler de personnage propre sur lui dans Pitch Black.
Une
très bonne surprise donc, qui se laisse regarder avec un extrême
plaisir, d’autant qu’on est agréablement ballotté de
surprises en surprises…
Manu
 Vin
Diesel est Riddick, un assassin particulièrement dangereux...
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Un film de David Twohy
Avec : Vin Diesel, Radha Mitchell, Cole Hauser
Durée : 1h44

Le
DVD Une
bien belle image, à la hauteur de la photo très soignée du film
et une bande sonore ébouriffante (VO et VF en 5.1) Rayon
suppléments, c'est déjà beaucoup plus triste. Outre la bande
annonce et un making of squelettique (en fait une featurette
commerciale sans intérêt) on a juste le droit à un reportage
sur la rave party organisée à l'occasion de la sortie du film.
C'est bien maigre au vu du travail fourni sur ce film, qui aurait
pu faire l'objet de suppléments passionnants. Reste
les 2 commentaires audio, malheureusement non sous titrés...
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