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Mission
to Mars
Nous
sommes en 2020 et rassurez vous, rien n'a vraiment changé : on a
toujours des chouettes bagnoles, même si elles sont électriques,
et avant de partir en mission, les astronautes américains font
toujours un barbecue en famille après avoir remercié Dieu de la
chance qu'ils ont. C'est ainsi que s'ouvre le film de De Palma,
sur cette gentille scène bucolique tournée dans un studio moche,
et c'est d'ailleurs bien tout ce que nous verrons du monde de
demain... On a un peu de mal à y croire tellement c'est niais,
mais bon, on s'accroche, parce que quand même, c'est De Palma.
Donc,
la dessus, la première mission américaine débarque sur Mars. Quelques
heures après s'être posé sur la planète rouge, l'équipage de
la mission est confronté à une étrange tornade qui les
anéantit (elle est bien aidée d'ailleurs par la bêtise des
astronautes qui restent gentiment à la regarder s'approche d'eux,
jusqu'à ce que l'un d'entre eux se dise quand même que ce serait
pas cool d'être aspiré là dedans). Sur Terre, lorsque le
contact est perdu, Gary Sinise et Tim Robbins sont super tristes
et décident leur chef à lancer une mission de secours. Les
voilà donc partis à la rescousse de leur potes, bien décidés
à percer le mystère martien par la même occasion.
Autant
le dire tout de suite, rarement on aura vu un tel ratage (ah si,
peut être Supernova, à louer en DVD si vous en avez le
courage). Du début à la fin, on se demande ce qu'on peut bien
être venu faire dans la salle, de plus en plus accablé par les
rebondissements les plus téléphonés et les plus fadasses qu'il
nous ait été donné de voir dans une production de cette
envergure... Pour sa première rencontre avec la SF, De Palma
s'est englué dans le n'importe quoi et n'arrive jamais à tirer
vers le haut ce nanar de luxe ou sont venus aussi se perdre
quelques excellents acteurs. Mais qu'est il donc arrivé au
réalisateur de Scarface ou de l'Impasse ?
Mission
to Mars réussit un triste exploit, celui d'être de plus en plus
énervant au fur et à mesure qu'il se déroule devant nos yeux
attristés. Bien naturellement donc, après d'interminables
dialogues ampoulés et scènes à la limite de l'amateurisme, on
se voit asséner une conclusion qui serait hilarante si on avait
pas payé pour entrer dans la salle. Aberrante et prétentieuse
(elle tente rien de moins que de nous expliquer l'origine de la
vie sur Terre), bien larmoyante et décrédibilisée par des
effets spéciaux ringards. On a vraiment peine à y croire...
On a vu des séries télé mieux troussées que ça.
Et
pourtant... Blindé par la reconnaissance de la NASA, Mission to
Mars a bénéficié d'une recherche technique pointue, qui
transparaît dans le réalisme des équipements, des vaisseaux.
Peut être seule réussite du film, De Palma nous gratifie d'une
très belle d'apesanteur qui n'est pas sans rappeler 2001 (vers
lequel lorgne tout le script d'ailleurs : mais quel secret cache
donc cet étrange colline qui semble dessiner un visage ?).
L'image est de plus très belle, offrant des vues de Mars
absolument fantastiques. Malgré ces atouts, le film accumule
continuellement les pires erreurs, dont la moindre n'est pas de
réduire le voyage vers Mars à une dizaine de petites minutes. Le
scénario accumule ce genre d'ellipses qui transforment la
continuité du film en gruyère, film de plus très mal
desservi par des acteurs qui se demandent visiblement ce qu'ils
foutent là.
Au
final, et parce qu'on aime De Palma, il reste bien une scène à
sauver de ce naufrage spatial, lorsque Connie Nielsen tente désespérément
de rattraper son mari, Tim Robbins, qui dérive lentement dans le
vide spatial. Le seul vrai bon moment du film, qui vous fera lever
un sourcil avant que vous ne vous rendormiez profondément.
Difficile en tout cas de comprendre le pourquoi d'un tel échec,
même si la précipitation avec laquelle les studios ont voulu se
placer sur le créneau Mars (le film de De Palma étant suivi de
très près par Red Planet, et bientôt par le Ghosts of Mars de
Carpenter) n'y est sans doute pas étrangère...
Manu
Coucou...
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Un film de Brian de Palma
Avec : Gary Sinise, Tim Robbins, Connie Nielsen, Don Cheadle, Jerry O'
Connell
Durée : 1h51

Le
DVD Outre
les filmographies et la bande-annonce de rigueur, on trouve dans
ce DVD un making of plutôt intéressant de 40mn, ainsi qu'une
galerie d'images et croquis, les plus intéressants étant bien
sur ceux qui détaillent la conception des modèles de vaisseaux
spatiaux. Rien
d'autre, et on s'en fout d'ailleurs, puisqu'il ne faut surtout pas
acheter ce film...
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