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Event
Horizon (le vaisseau de l'au delà)
L'Event
Horizon est le premier vaisseau spatial construit par l'homme
capable de voyager plus vite que la lumière. Son nouveau mode de
propulsion, basé sur une pliure de l'espace temps, doit permettre à l'homme de quitter les limites du système
solaire et de s'élancer vers de lointaines étoiles. Mais le vaisseau révolutionnaire se
volatilise lors de
son premier saut... 7 années plus tard, en 2047, le vaisseau réapparaît
soudainement, muet comme une tombe, en orbite autour de
Neptune. Une
équipe de sauvetage est envoyée à lui pour investigation. A
bord se trouve le Docteur Weir, concepteur de l'Event Horizon, un
homme hanté par le souvenir de la mort de sa femme. Que s'est il
passé durant les 7 années ou le vaisseau a disparu ? Et surtout
ou est il allé ? Qu'est il advenu de l'équipage ?
Passé
presque inaperçu à sa sortie estivale en salles, le film de Paul
Anderson méritait pourtant bien mieux. D'abord parce qu'il
surprend presque continuellement, entraînant le spectateur là ou
il ne s'attendait certes pas à aller. Débutant comme un sous
Alien (un vaisseau bizarre en perdition qu'il faut explorer), et
après quelques passages obligés comme la présentation
stéréotypée de l'équipe de secours, le film embraie vite vers
le thriller horrifique bien craspec teinté de satanisme. Car
c'est plutôt du côté d'un Hellraiser et de ses excès gore
qu'il faut aller chercher la principale inspiration du film. Ici
pas de monstre baveux planqué dans des couloirs mal éclairés.
En utilisant son moteur révolutionnaire, l'Event Horizon est
passé dans une autre dimension. Il en est revenu changé...
Event
Horizon est sacrément bien foutu et assume avec bonheur son
statut de B movie basé sur un pitch excitant qui consiste à
transposer le film d'horreur classique dans l'espace. L'idée de
faire du vaisseau lui-même la meance est ainsi excellente et
permet au réalisateur de revisiter avec brio les figures
imposées du film de maison hantée. Jouant habilement de son
univers clos et oppressant, Anderson installe lentement une saine
paranoïa, relayée par un rythme soutenu et une brochette
d'acteurs très solides, Fishburne et Neill en tête. D'excellents effets spéciaux flirtant
souvent avec le gore achèvent de rendre le tout particulièrement
attrayant.
La
force du film réside sans conteste dans le sentiment de malaise
qu'il réussit à instaurer et aux visions apocalyptiques assez
éprouvantes qu'il distille. L'équipe de secours entrevoit ainsi
le sort de l'équipage de l'Horizon au travers de plusieurs
scènes dignes de l'enfer de Dante ou des pires débordements des
Cénobites d'Hellraiser, référence décidément incontournable.
Avec raison, Anderson reste très premier degré et ne prend donc
aucune distanciation humoristique avec son sujet. Il est bien
relayé par plusieurs accélérations assez impressionnantes.
Malheureusement, l'intérêt retombe un peu au fur et à mesure
que l'on s'achemine vers le dénouement. Mais si la fin s'avère
assez répétitive, le film ne tombe heureusement pas dans
l'écueil de la pirouette finale et du happy end crétin.
Autre
très bon point, l'aspect visuel du film est aussi
particulièrement excitant. L'imagerie donne à fond dans le
gothique et L'Event Horizon ressemble plus à une forteresse
médiévale ou à un monastère qu'à un vaisseau spatial. Le
coeur de l'engin, sa salle des machines, rappelle ainsi
furieusement une machine de torture. Un éclairage assez
étonnant, basé sur des lumières de couleurs douceâtres,
apporte un surplus d'irréalité aux coursives du vaisseau, et
tranche avec bonheur sur les lumières glacées et stroboscopiques
héritées de la saga Alien.
Event
Horizon est donc un film très fréquentable, et prouve que l'idée de transposer dans l'espace une
bonne vieille histoire de maison hantée pouvait se révéler
judicieuse... On ne peut que regretter que cette solide série B
nous soit livré sur DVD dans sa version édulcorée. Un bon paquet du métrage
originel (plus de 20 minutes si l'on en croit les rumeurs) est en
effet resté sur le carreau, victime de l'auto censure du studio.
Quand au titre français, particulièrement crétin, il n'a pas du
aider à la promotion du film...
Manu

Une
des images fortes d'Event Horizon
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Un film de Paul Anderson
Avec : Laurence Fishburne, Sam Neill, Kathleen Quinlan
Durée : 1h32

Le
DVD Encore
une fois, Paramount assure le minimum syndical et ne cherche pas
à mettre en avant les titres de son fond de catalogue. Bien
dommage pour Event Horizon, dont on verra donc ni les
scènes coupées ni aucune information sur le design ou les effets
spéciaux. Seule est présente une bande annonce. Niveau
image et son (VF et VO en 5.1), le tout est correct sans plus. A
noter toutefois que contrairement au zone 1, un transfert 16/9 a
été effectué, ce qui permet de disposer d'une meilleure
définition.
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