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Galaxy
Quest
A
la tête d'un équipage courageux, l'intrépide commandant du NSEA
Protector repousse les limites de l'inconnu et pourfend
l'injustice dans toute la galaxie. Seulement voilà : la série
télévisée Galaxy Quest qui le mettait en scène est
arrêtée depuis vingt ans, et toute les participants du show,
incapables de se sortir de leurs pyjamas moulants, en sont
réduits à cachetonner dans des pubs ou dans les conventions de
fans lobotomisés… Jason Nesmith (Tim Allen), interprète du
capitaine, veut encore croire à ces fragments de célébrité,
mais ses comparses sont de plus en plus désabusés. A commencer
par Alexander Dane (Alan Rickman), enfermé à vie dans son rôle
d'humanoïde stoïque, le Dr Lazarus, et qui ne peut que se
lamenter sur sa carrière déchue de comédien shakespearien. Ou
bien encore Gwen DeMarco (Sigourney Weaver), une blonde au
décolleté pigeonnant dont le rôle se limite à répéter toutes
les paroles de l'ordinateur de bord…
Mais
lorsque de véritables aliens pacifiques, opprimés par le
terrible Sarris et persuadés que les acteurs sont bien des héros
interstellaires, débarquent avec une réplique réelle du
vaisseau Protector, les comédiens ringards de Galaxy Quest se
retrouvent embarqués dans une véritable aventure spatiale…
Dès
le premier coup d'œil, c'est bien sur Star Trek qui est dans le
collimateur de ce Galaxy Quest diablement sympathique. L'extrait
de la série télé, qui ouvre le film, est hilarant : tout y est,
des décors kitsch du vaisseau spatial au regard fier du pseudo
Capitaine Kirk joué par un Tim Allen truculent, en passant par un
Alan Rickman à hurler de rire dans son rôle de clone de Spock.
S'en suit une peinture pathétique des milieux de fans hardcore
avec une convention SF ringarde au possible où nos héros jouent
les spationautes déchus et signent des autographes en série en
maugréant. Une mise en route assez méchante avec ses
protagonistes, présentés comme de vrais nazes imbus de leur
personne. Et un violent coup de pied à Star Trek, ses fans et ses
comédiens acharnés.
Plutôt
intelligemment, le film enchaîne en fait très vite sur une
véritable aventure spatiale. Bien entendu, on reste dans le
domaine de la comédie, et il ne faut pas vous attendre à ce que
l'intrigue révolutionne la SF. Toutefois, le réalisateur, dont
on devine rapidement qu'il aime en fait beaucoup ce qu'il s'amuse
à pasticher, se refuse à un enchaînement de gags destructeurs
du genre ZAZ ou Scary Movie. Au contraire, il raconte une vraie
histoire de science fiction, qui si elle reste particulièrement
drôle, n'a rien à envier aux grosses productions sérieuses
(vous avez dit Episode 1) en ce qui concerne le dynamisme et les
effets spéciaux.
La
grande force du film reste en fait ses comédiens, tous excellents
sans exception, et drôlissimes lorsqu'ils se retrouvent
confrontés à des difficultés que les scénaristes ont
l'habitude de résoudre pour eux. Si Tim Allen, ici très drôle,
est un habitué de la rigolade, il n'en va pas de même pour Alan
Rickman et Sigounrey Weaver. Leur présence décalée et leur
décontraction font merveille (Sigourney est ici a des lieux de
son personnage fétiche de Ripley).
Il
faut quand même reconnaître qu'entre les différents genres
brassés par le film, on se perd parfois en route. Le réalisateur
aussi, et le rythme a un peu tendance à retomber au milieu du
métrage. Si les effets visuels sont particulièrement soignés,
quelques choix esthétiques (les méchants extra-terrestres par
exemple) sont plus étranges. Surtout, on pourra reprocher à
Galaxy Quest de ne pas aller au bout de ses idées (surtout au vue
de la fin, qui réhabilite les fans acharnés). La morale,
puisqu'il en faut une, reste elle aussi assez terre à terre : la
vie est plus dure que le cinéma, mais en se défonçant, on
arrive toujours à s'en sortir…
Malgré
cela, Galaxy Quest se déguste avec beaucoup de plaisir !
Manu
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Un film de Dean Parisot
Avec : Tim Allen, Alan Rickman, Sigourney Weaver
Durée : 1h42
Le
DVD
Un
DVD techniquement très abouti, avec VO et VF en 5.1. On
ne peut guère en dire autant des suppléments, qui se limitent
ici à une featurette, quelques scènes indéites (sympas) et une
bande annonce. Les non anglophiles seront très tristes de voir
que ces suppléments sont proposés en VO non sous titrée !
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