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Fréquence
Interdite
1969
: Franck Sullivan (Dennis Quaid) est un pompier casse-cou qui ne
recule devant aucun risque, malgré le fait qu'il soit papa d'un
charmant gamin de 6 ans. 1999 : John Sullivan, le fils de Franck,
est devenu inspecteur de police. Mais il n'arrive pas à oublier
la tragique disparition de son père dans l'énorme incendie d'un
hangar, alors qu'il n'avait que 6 ans... A la suite de la
découverte du squelette d'une femme, il se voit confié une
affaire vieille de trente ans, jamais élucidée : celle d'un
étrangleur en série. Le même soir, alors qu'il bricole le vieux
poste émetteur de son père, John entre en contact avec un
sympathique radio amateur. Il se rend compte qu'il parle en direct
à son propre père, la veille de l'accident qui lui sera fatal.
John tente alors désespérément de persuader son père qu'il vit
ses dernières heures et qu'il ne doit pas se laisser piéger dans
le hangar en flammes. Mais on ne joue pas impunément à modifier
le passé…
Plutôt
bien fichu, Fréquence Interdite se porte au croisement du
thriller policier, du fantastique et de la science-fiction, mais
rate de peu le statut d'œuvre réellement excitante. Car s'il
joue avec habileté des poncifs des paradoxes et autres
manipulations temporelles, il est loin d'éviter une certaine
lourdeur dans la démonstration.
Malin,
le scénario suit une enquête menée en parallèle par le père
et le fils à trente années d'intervalle. Chacun mène sa propre
action à son époque, en tentant de "réparer" le futur
tout en minimisant les impacts temporels. Ainsi, chaque nuit,
après avoir parlé à son père, John voit son présent changer,
puisqu'il en a modifié le passé. A chaque fois, il garde les
souvenirs de ce qu'était le présent avant les changements, et y
superposent de nouveaux issus des changements. Un rien flippant,
puisqu'il ne sait plus guère à quoi s'en tenir pour définir ce
qui est réel…
Grâce
à ce très bon concept de suivre l'action en direct dans les 2
époques, le film réussit à dynamiser un récit bien trop
convenu. Surtout, il aligne avec bonheur des idées originales
dans la conduite d'une enquête qui, sans l'élément fantastique,
engendrerait un ennui ferme tant elle ressemble au tout venant
digne d'une série télé.
Malheureusement,
cela ne suffit pas vraiment à transformer l'essai au delà de la
simple sympathie, et le film ne va jamais au bout de ses idées
passionnantes. Désireux de jouer la carte émotive, le film se
concentre sur des rebondissements plutôt convenus. C'est
d'ailleurs un peu la marque de fabrique du réalisateur Gregory
Hoblit, qui avait déjà loupé le coche sur Témoin du Mal et son
idée flippante d'un démon passant de corps en corps par simple
contact… Là encore, son traitement mainstream handicape un
récit pourtant prometteur. Plutôt que d'aller décortiquer les
possibilités innombrables de son thème avec dynamisme, il
préfère les séquences lacrymales inutiles et surtout les
considérations plutôt lourdasses sur la famille modèle
américaine et le rôle éducatif du base ball… Il n'évite
d'ailleurs parfois pas le ridicule lorsque le scénariste se croit
obligé d'expliquer par le menu la théorie quantique et l'effet
d'une aurore boréal sur le continuum espace-temps par le biais
d'une émission scientifique à la télé. Le film aurait gagné
à rester silencieux sur ce point, d'autant plus que l'on accepte
sans aucun problème le précepte temporal du script.
Malgré
cette lourdeur regrettable, Hoblit assure le service minimum en
offrant un suspens à peu près constant à défaut d'être
original. Il est surtout bien secondé par un casting efficace,
Dennis Quaid en tête. Visiblement adepte du fantastique soft, le
réalisateur a évite toutefois avec bonheur les énormes
démonstrations à effets spéciaux pour se concentrer sur son
sujet. Il est d'autant plus dommage que sa mise en images soit si
banale et terne, sans vraie personnalité, quand elle n'en devient
pas maniérée à l'extrême (les ralentis lourdingues dès que le
futur est modifié, avec des métaphores crétines style
"verre qui se brise au sol pour dire que ça va plus du
tout"…). Malgré ces scories de style et une fin
dégoulinante de bon sentiments, le film se laisse gentiment voir
mais s'oublie facilement.
Manu
 Le
base ball, ça rapproche les générations...
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Un film de Gregory Hoblit
Avec : Dennis Quaid, Jim Caviezel
Durée : 1h54
Le
DVD
Une
bien belle image accompagnée par une VF et une VO en 5.1
dynamique. Niveau
interactivité, on a droit à un doc sur la aspects scientifiques
du scénario. Inhabituel mais sympa... Les 4 scènes coupées
s'avèrent nettement moins enthousiasmantes : en gros, elle
n'apportent rien. Reste une bande annonce une petite séquence qui
explique les effets utilisés pour la scène d'ouverture...
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