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La
Fin des Temps (End of Days)
L’ami
Arnold n’a jamais fait dans le fin, et il le prouve une fois de
plus en décrochant de son mur sa collec de pétoires pour aller
dessouder le Diable en personne. Faut dire que celui ci ne fait
rien qu’à vouloir violer une jolie new yorkaise afin de concevoir son
rejeton diabolique. S’il y parvient, entre 23h00 et minuit le 31
décembre au soir de cette année 1999 (heure de Greenwich ?),
ce sera la fin des Temps (et non pas un quatrième épisode de la
Malédiction).
Surfant
sur la vague mystique qui a accompagné le changement de millénaire
(en compagnie, en vrac de Dogma, 6ème Sens, Stigmata…), Peter
Hyams livre un produit bien convenu, sans originalité et
gentiment cul béni.
Du
souffre, le film n’en contient pas beaucoup malgré son sujet.
Gabrel Byrne se la joue goguenard en Satan : sympa mais
jamais impressionnant. Il collectionne autour de lui une armée de
seconds couteaux tous plus incapables les uns que les autres
(mention spéciale à Udo Kier) qui foirent lamentablement la
moindre mission qu’il leur confie. Pas très reluisant pour le
Prince des Ténèbres. Il se balade dans le film avec nonchalance,
croise 15 fois Arnold sans jamais lui régler son compte, et sa
plus grande vilenie consiste à se taper en même temps la femme
et la fille de son homme de main…
Arnold
est pour sa part plutôt convaincant en ex flic alcoolique brisé
par la mort de sa femme et de sa fille. Il est desservi par un scénario
assez lamentable accumulant les invraisemblances : il reste
incorruptible face aux tentations du Diable alors que c’est
justement à cause de cette même incorruptabilité que sa famille
a été tuée. Suicidaire et désabusé, il embraye vite fait sur
un dynamisme héroïque de bonne aloi, avant de retrouver sa foi
catholique perdue. La finesse des psychologies laisse pantois.
Reste
donc un bon gros film d’action répétitif (Schwarzenneger
plombe le diable vingt fois de suite pour le voir se relever à
tous les coups) accumulant les rebondissements fadasses à deux
francs trente qu’on voit se profiler quinze minutes à
l’avance. Même la fin est téléphonée. Quand à l’ambiance,
elle ne décolle pas vraiment et rassurez vous, le trouillomètre
restera très bas. Pas de sueur froide ni de suspens insoutenable
au programme, mais un quota raisonnable de scènes gore
sympathiques, à l’impact malheureusement jamais relayé par le
scénario.
Hyams
montre tout de même via quelques scènes qu’il sait toujours réaliser,
même s’il semble avoir perdu toute personnalité visuelle et scénaristique.
Un « Yes Man » doué en quelque sorte. Dommage pour
nous. Et dommage aussi pour le cinéma fantastique qui ne se voit
guère plus représenté que par ce genre de grosses productions
gentillettes et sans âme.
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Un film de Peter Hyams
Avec : Arnold Schwarzenneger, Gabriel Byrne
Durée : 1h57

Le
DVD Rien
de bien particulier à signaler : le commentaire audio de Peter
Hyams ne vous apprendra rien... Un
making of et un documentaire sur les effets spéciaux 37mn
complètent ce DVD au son et à l'image parfaits (mais bon, vu le
film...)
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