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Wing
Commander
Lancé en catastrophe avant le nouveau Star Wars, avec l'espoir (déçu) de lui piquer quelques parts de marché (voir la phrase d'accroche de l'affiche : Dans les étoiles, la guerre a déjà commencé...), ce Wing Commander, adapté de la série de jeux vidéo
d'Origin, est loin de convaincre même le plus accro des joueurs micro. Celui ci était de toute façon dubitatif : dans le jeu, les séquences vidéo téléphonées ne faisaient déjà que meubler entre deux missions de combat autrement plus excitantes. Pas de surprise, le film applique le cahier des charges avec application.
Exit Mark Hamill, héros des aventures du pilote Chris Blair sur PC, remplacé par un jeunot transparent au possible et propre sur lui. A ses côtés, son copain
Maniac, l'amiral Tolwin, et le vieux briscard Paladin (Tchéky Karyo, qui se la joue barbe de trois jours, voix rauque et
baroudeur-qui-connait-tout-des-secrets-de-l'univers). L'histoire est on ne peut plus simple : des salopards extraterrestres, les
Kilrathi, (moches en plus !) décident de coller la pâtée aux humains, qui ne faisaient rien d'autre que coloniser gentiment la galaxie. Les fourbes nous piquent un
NavCom, qui va leur permettre d'effectuer un saut hyperspatial jusqu'à la Terre ! La flotte humaine dispersée dans l'espace, le seul espoir réside dans l'équipage du
croiseur de nos héros et de ses pilotes têtes brûlées...
Chris Roberts a du revoir tous les films de guerre de sa jeunesse avant d'entreprendre le tournage. Les dialogues sont datés, et les séquences dans le
croiseur pompées tout droit de la série "Le Bateau" de Wolgang Petersen. Si les scènes de combats spatiaux sont assez
impressionnantes grâce à des effets spéciaux performants (exception faite des Kilrathi totalement ratés, ils étaient plus
impressionnants dans le jeu!), on s'ennuie ferme dès que les chasseurs atterrissent : Le vide intersidéral semble s'être glissé dans le scénario. Les situations accumulent les clichés et les lieux communs, les grands discours à la con, et les échanges lacrymaux sur l'honneur, l'amour, la mort... Tous les rebondissements sont téléphonés, et la fin est un grand moment de crétinerie assumée. Pas un instant, le film ne s'élève au dessus de son propos ; pas un instant il n'est traversé ne serait ce que par un semblant de souffle épique.
Lucas peut dormir tranquille, cette guerre des étoiles là ne nous a sûrement pas rassasié...
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Un film de Chris Roberts
Avec : Freddie Prinze Jr, Saffron Burrows, Matthew Lillard, Tcheky Karyo, Jurgen Prochnow Durée
: 1h40
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